
STATIONNEMENT, le sujet énervant ?
Tous les maires de la métropole le vivent au quotidien …
Le sujet du stationnement, notamment en milieu urbain ou péri-urbain , est synonyme de tensions croissantes , voire de violence, et s’invite à la campagne des municipales.
Maisons des années 30 souvent sans garage, rues étroites, quartiers grands ensembles des années 60/70 sans garages, parkings construits plus tardivement, parfois délaissés pour cause de mésusages, construction de garages en sous-sol à l’orée de l’an 2000, garages au demeurant non affectés parce que facturés en sus du loyer, reports en conséquence sur la voirie publique accessible à tous , floraison de faux garages pseudo professionnels installés sur la voirie , accompagnés d’épaves, de flaques d’huile et des automobiles de la clientèle avide de tarifs défiant toute concurrence, multiplication des voitures par logement : on est passé de 0,5 à 2,3,4 parfois même davantage. Sans oublier les camping cars. ….
Est-il besoin de poursuivre cette accablante description ?
Résumons sobrement en une seule phrase : en 2025, le parc automobile est développé sans commune mesure par rapport à celui existant dans les années 60, et pour autant, la géométrie des villes et des rues n’a pas évolué.
Cherchez l’erreur !
Dans nos cités, les habitants exaspérés se contraignent parfois à immobiliser leur voiture par crainte de ne pas retrouver de place de stationnement à proximité de leur habitation et en souffrent dans leur vie sociale qu’ils réduisent .
La voiture qui devait être un élément de mobilité et d’ouverture aux autres devient paradoxalement un élément d’ancrage réducteur.
Alors, oui, les solutions existent, mais elles demandent un effort d’adaptation, et une évolution du regard que nous avons sur la voiture, dans la perspective de ne pas détruire les maisons et les espaces verts… pour les remplacer par des parkings :
-utiliser les garages personnels trop souvent transformés en buanderies ou en ateliers de mécanique
-acquérir un véhicule susceptible d’entrer dans le garage
-combler les places vacantes dans les garages des immeubles collectifs, publics ou privés
-utiliser les solutions de co-voiturage , d’auto partage, ou de location de véhicule lorsque l’utilisation de la voiture dans la famille est épisodique . Cette solution très pratiquée en région parisienne s’avère économique dans cette hypothèse.
-renoncer à utiliser la voiture pour les courts trajets où le gain de temps est parfois bien illusoire, compte tenu du temps nécessaire à se garer correctement , puis à se déplacer pour rejoindre le point d’arrivée. On réalise alors qu’il est possible de réduire le parc automobile de la famille en s’organisant mieux .
Le débat est ouvert .
Poursuivons le ensemble, de manière positive, non crispée , pour adopter les solutions efficaces sur notre commune.